Dossier stratégique · France ÉcoScan

Le vrai pouvoir d'achat du SMIC

Ce que le salaire minimum a réellement gagné face aux prix depuis 1996, pourquoi on ne le sent pas, et comment il se compare aux autres salaires

France ÉcoScan v9.0.14 · édition 2026.2Publié le 2026-09-15Millésime 2025 · relevés mensuels jusqu'en août 2026

La question

Le SMIC protège-t-il réellement le pouvoir d'achat face à la hausse du coût de la vie — notamment pendant les chocs inflationnistes — et sa progression a-t-elle été comparable à celle des autres salaires ?

La mesure porte sur 1996-2025 au pas annuel et sur janvier 1996-août 2026 au pas mensuel. Elle ne remonte pas à 1990 : l'INSEE a rebasé l'indice des prix en janvier 2026, la base courante commence en 1996, et le dossier préfère une série vivante à un raccord de bases que le producteur ne publie pas. Pour la période 1990-2025, il se borne à reproduire l'affirmation chiffrée que l'INSEE publie lui-même.

La réponse

Oui sur la durée, non sur l'instant : depuis 1996, le SMIC horaire brut a gagné du pouvoir d'achat face aux prix, mais par rattrapages successifs après des périodes d'érosion, et de moins en moins vite.

Ce que ce dossier ne tranche pas

Trois réserves, et le développement complet suit dans la zone Méthode. Le marché du travail d'abord : aucune des 9 relations testées entre progression réelle du SMIC et emploi n'est assez robuste pour conclure, dans un sens ni dans l'autre. Le dossier mesure ensuite un PLANCHER horaire, jamais les personnes qui le perçoivent — leur nombre n'est pas au catalogue certifié. Enfin, il commence en 1996 et non en 1990, faute d'indice de prix publié avant cette date dans la base courante. 4 trous de socle sont déclarés en tout, chacun avec ce que son absence interdit de conclure.

Voir les questions ouvertes, une par une

Ce qui invaliderait cette lecture

Ce dossier tomberait si l'indice réel du SMIC finissait sous son niveau de 1996, si une seule des 11 années de départ testées produisait une perte, ou si un décrochage était resté ouvert durablement. Les trois ont été vérifiés avant publication ; aucun ne se produit. Les critères complets, écrits hypothèse par hypothèse AVANT le calcul, sont dans la zone Méthode.

Qu'est-ce qui ferait changer cette conclusion ?

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La réponse complète, chiffrée, et le mécanisme qui l'explique

Les trois temps de la réponse avec leurs chiffres — le gain de pouvoir d'achat de 1996 à 2025 et son rythme, les 27 décrochages et leurs rattrapages, la comparaison au salaire de base des ouvriers —, puis le mécanisme de calendrier qui les produit.

Où en est le SMIC, et pourquoi le gain de long terme peut-il être difficile à ressentir ?

Trois questions, trois réponses. Elles ne se contredisent pas : elles décrivent trois objets différents — le mois qu'on vit, la moyenne de 30 ans, et le chemin entre les deux.

Où en est-on aujourd'hui ?

Écart au meilleur niveau déjà atteint, en août 2026

−1,33 %

Le pouvoir d'achat du SMIC horaire est comparé à son plus haut niveau de la fenêtre, atteint en janvier 2026, soit il y a 7 mois.

Dérivé · 2026-08 · France ÉcoScan — dérivé des séries INSEE citées

Le montant est à 12,31 € de l'heure depuis sa revalorisation de juin 2026 (+2,41 %), qui a suivi 5 mois d'immobilité. Pendant ces mois, les prix ont continué : c'est ce décalage, et non une décision, qui creuse l'écart.

Ce que ce n'est pas — Ce n'est pas une perte définitive : sur cette fenêtre, chaque écart de plus de 1 % ouvert avant celui-ci s'est refermé. Ce n'est pas non plus le pouvoir d'achat d'un salarié : c'est celui du plancher horaire brut.

Le SMIC a-t-il gagné du pouvoir d'achat depuis 1996 ?

Pouvoir d'achat gagné par le SMIC horaire depuis 1996

+35,1 %

Montant horaire brut moyen de l'année, déflaté par l'indice des prix hors tabac, de 1996 à 2025. Les 368 mois de relevés mensuels qui couvrent la même période servent à décrire la FORME du chemin, jamais à en changer le point d'arrivée.

Dérivé · 1996-2025 · France ÉcoScan — dérivé des séries INSEE citées

Sur 30 ans, le SMIC a bien gagné du pouvoir d'achat, et le résultat ne dépend d'aucun arbitrage de méthode : il tient au seul écart entre la hausse du montant et celle des prix. Au dernier mois publié, août 2026, la même mesure donne +36,2 % — l'écart avec le chiffre annuel est celui des 8 mois postérieurs à 2025 que l'année close ne contient pas encore.

Ce que ce n'est pas — Ce n'est pas un gain régulier, et c'est le cœur du dossier : il a été acquis presque entièrement avant 2010. Ce n'est pas non plus le gain des salariés au SMIC en tant que groupe — le dossier mesure un plancher, pas une population.

Pourquoi ce gain peut-il être difficile à ressentir ?

Part du temps passée sous un niveau déjà atteint

87 %

320 mois sur 368 où le pouvoir d'achat du SMIC est inférieur à son meilleur niveau antérieur.

Dérivé · 1996-01/2026-08 · France ÉcoScan — dérivé des séries INSEE citées

C'est la réponse à la question « pourquoi un gain mesuré coexiste-t-il avec un sentiment de perte ». Le SMIC est arrêté par décret ; les prix montent tous les mois. Entre deux décrets, le pouvoir d'achat s'érode mécaniquement — et l'expérience vécue est celle de ces mois-là, pas celle de la moyenne trentenaire.

Ce que ce n'est pas — Ce n'est pas un appauvrissement : le niveau de départ de chaque épisode est lui-même plus haut que le précédent. C'est une trajectoire en dents de scie qui monte, pas une descente. Et ce n'est pas une anomalie statistique : la proportion est élevée PAR CONSTRUCTION, parce qu'un montant qui avance par paliers ne peut pas suivre des prix qui avancent tous les mois. C'est précisément le mécanisme que le chiffre sert à montrer.

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Trois preuves, mesurées sur les mêmes 368 mois

Combien de fois le pouvoir d'achat du SMIC décroche, jusqu'où il descend au pire, et combien de temps dure la plus longue traversée sous un niveau déjà atteint — chaque chiffre avec sa lecture et ce qu'il ne signifie pas.

Les prix des ménages modestes montent-ils plus vite ?

C'est l'objection la plus fréquente à toute mesure de pouvoir d'achat, et elle est vérifiable : l'INSEE publie l' indice des prix des 20 % de ménages aux plus bas niveaux de vie — ce que la statistique publique appelle le premier quintile. C'est même celui que le code du travail retient pour revaloriser le SMIC.

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Les prix des ménages modestes, sur toute la fenêtre et pendant le choc de 2021-2023

L'écart cumulé entre l'indice des prix des 20 % de ménages les plus modestes et celui de l'ensemble des ménages, mesuré au mois, puis isolé sur l'épisode inflationniste — et ce qu'il change au pouvoir d'achat du SMIC.

Le SMIC face au reste de l'échelle

Un plancher qui monte et une échelle qui se tasse produisent la même image et appellent des lectures opposées. Les distinguer demande des séries de salaire : six sont au socle certifié, et les cartes ci-dessous situent le SMIC par rapport à la médiane des salaires et aux déciles qui bornent le bas et le haut de l'échelle.

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Le SMIC face à la médiane et aux déciles des salaires

La course du SMIC contre le salaire de base des ouvriers et le salaire net moyen, l'écartement de l'échelle salariale, le test de la « smicardisation » décomposé en deux propositions, et le rythme de doublement du salaire réel depuis 1951.

Ce que ce dossier ne mesure pas : le logement

Beaucoup de lecteurs associent spontanément pouvoir d'achat et impossibilité de devenir propriétaire. L'association est légitime, et les deux mesures sont différentes.

La capacité d'acheter des biens courants et la capacité d'acheter un logement ne se mesurent pas de la même façon. La seconde dépend aussi du prix des logements, des taux d'intérêt, de la durée du crédit, de l'apport et des conditions d'octroi — cinq grandeurs dont aucune n'entre dans ce dossier.

Le produit applique cette frontière plutôt que de se contenter de l'écrire : dans l'outil de croisement, confronter un salaire au taux du crédit immobilier est signalé comme déconseillé, avec ce motif. Le sujet mérite son propre dossier, pas un paragraphe emprunté à celui-ci.

La mesure de longue période, et sa robustesse

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La mesure de longue période, et sa robustesse

Le gain réel de 1996 à 2025 sous forme d'intervalle selon l'année de départ, ce que change la convention de date, la pire année de la fenêtre, et la part de la progression portée par une poignée de millésimes.

Ce que ce résultat ne prouve pas

Le SMIC est légalement indexé sur un indice des prix, avec une clause de rattrapage automatique en cours d'année : une perte de pouvoir d'achat durable supposerait un changement de loi, et H1 n'est donc pas un test très risqué. Ce que la mesure apporte n'est pas le signe du gain, mais son ampleur, sa très forte concentration sur quelques millésimes, et le fait qu'il dépasse largement ce que la seule indexation aux prix aurait produit — laquelle donnerait, par construction, un gain réel nul.

Pourquoi la trajectoire est-elle en dents de scie ?

Le SMIC ne monte pas : il saute. Un décret le relève à une date, puis le montant reste immobile pendant que les prix, eux, continuent tous les mois. Entre deux décrets, le pouvoir d'achat s'érode donc mécaniquement — sans qu'aucune décision n'ait été prise, et sans qu'aucune crise soit survenue.

revalorisation au 1er juillet chaque année jusqu'en 2009, avec des mouvements supplémentaires en 1996, 2005, 2006 et 2008 ; déplacement au 1er janvier à compter de 2010 (loi du 3 décembre 2008), avec deux exceptions en décembre 2011 et juillet 2012 ; retour de mouvements infra-annuels de 2021 à 2024 sous la clause de rattrapage automatique, puis aucun mouvement pendant 13 mois, de novembre 2024 à janvier 2026, et des revalorisations au 1er janvier 2026 et au 1er juin 2026.

Conséquence — aucun biais résiduel sur le gain de bout en bout : la mesure porte sur la moyenne annuelle du montant, et non sur sa valeur au 1er janvier. Le calendrier explique la forme en dents de scie de la trajectoire, non le niveau de son point d'arrivée. Le dossier mesure le montant en moyenne annuelle, dérivée des douze relevés mensuels du producteur : la date des décrets ne déforme donc plus le niveau mesuré. Elle explique en revanche la forme de la courbe, et c'est devenu le sujet.

Calendrier relevé mois par mois le 2026-09-29 sur INSEE — Banque de données macro-économiques, idbank 000822484, relevé mensuel.

Les deux temps d'une revalorisation, et ce que chacun rattrape
année précédenteannée en coursprixSMIC1er janvierle décret rattrape les prixde l'année écouléeen cours d'annéeune marche s'ajoute si les prixont déjà monté de 2 %entre deux marches, les prix continuentet le pouvoir d'achat s'érode

La réponse à « le SMIC réagit-il aux prix tout de suite, ou avec retard ? » est donc : avec quelques mois de retard, pas une année pleine. Le décret de janvier regarde derrière lui ; le rattrapage de cours d'année, lui, répond aux prix du moment. Ce sont ces mois d'attente entre deux marches, et non une décision, qui creusent l'écart.

Schéma de mécanisme : il ne porte ni échelle, ni millésime, ni valeur, et aucune donnée n'y est tracée. Le tracé réel est le graphique « La dent de scie » ; la mesure chiffrée de ces deux temps est dans la zone Méthode.

1 graphique en accès libre8 graphiques premiumLes panneaux premium fonctionnent — ils sont volontairement fermés. Cliquez-en un pour voir ce qu’il contient.

Le pouvoir d'achat du SMIC et ce qui se passe à l'intérieur de chaque année

Le gain de longue période se vit-il comme une progression continue ?

LibreObservé 1996-2025indice, 100 en janvier 1996

Lecture

901001101201301401996199920022005200820112014201720202025
  • Amplitude interne de l'année, du plus bas au plus haut

Source — INSEE — SMIC mensuel (000822484) et indice des prix hors tabac (011814056). Axe : La moyenne et l'enveloppe partent du même mois — janvier 1996, qui vaut 100 — : l'axe commence donc près de cette base, non à zéro. Le forcer à zéro comprimerait dans le quart supérieur du cadre la seule chose à lire — l'écart entre le plus haut et le plus bas de chaque année, qui vaut au maximum 6,82 points.

Ce que ce graphique ne peut pas montrer, et comment l'utiliser

Limites

  • La bande est annuelle : elle dit de combien le niveau a bougé dans l'année, jamais à quel mois ni pendant combien de temps. Ces deux réponses sont dans le tableau des épisodes.
  • Le premier millésime sert de base : son amplitude interne est réelle, mais elle est mesurée par rapport à un point de départ qui est lui-même dans l'année.

Interactions

Survolez le tracé : une infobulle donne les valeurs du point, leur unité et leur statut. Cliquez pour retenir la sélection — elle ne disparaît pas quand le pointeur s'en éloigne, de sorte que la lecture reste affichée pendant que vous la lisez. Au clavier, la touche de tabulation amène le focus sur le tracé, les flèches déplacent la sélection, Origine et Fin vont aux extrémités, et Échap referme. Sur écran tactile, une pression sélectionne un point, une seconde le relâche.

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Les 27 décrochages du pouvoir d'achat, un par un

Chaque décrochage d'au moins 1 % depuis janvier 1996 : le mois du dernier sommet, celui du point le plus bas, la perte atteinte, la date à laquelle le sommet a été retrouvé et le nombre de mois passés en dessous.

Le marché du travail : ce que les données ne permettent pas de conclure

Sur les 9 relations testées entre progression réelle du SMIC et marché du travail, aucune n'est assez robuste pour conclure une fois tenu compte du nombre de tests conduits.

Ni dans un sens, ni dans l'autre : ce dossier ne montre pas que le SMIC détruit des emplois, et il ne montre pas non plus qu'il n'en détruit pas. Le résultat est publié ici avec les trois grandeurs qui le portent ; le détail des tests, leurs probabilités et le nuage de points qui les rend visibles sont plus bas, dans la zone de vérification.

Trois grandeurs, et non une : un taux de chômage au sens du BIT peut baisser parce que des personnes ont trouvé un emploi, ou parce qu'elles ont cessé d'en chercher. Le taux d’emploi ne connaît pas cette ambiguïté. Les écarts entre deux dates sont écrits en points de pourcentage, jamais en pourcentages.

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Le chômage et les deux taux d'emploi, aux deux bornes de la fenêtre

Le taux de chômage au sens du BIT, le taux d'emploi des 15-64 ans et celui des 15-24 ans en 1996 et en 2025, avec leurs extrêmes et ce que ces trois chiffres ne permettent pas de dire.

Ce qui manque, et ce que son absence interdit de conclure

Un dossier qui ne dit pas ce qui lui manque laisse croire qu'il ne lui manque rien. Les grandeurs ci-dessous ne sont pas au catalogue certifié de France ÉcoScan, et le dossier refuse de les fabriquer — comme il a refusé de fabriquer le raccord de bases qui aurait permis de remonter avant 1996.

Les six millésimes 1990-1995. L'indice des prix hors tabac retenu comme déflateur est servi dans la base 2025 du producteur, qui remonte à janvier 1996.

Pourquoi cela compte — La question posée au lecteur commence en 1990 ; la mesure, elle, commence en 1996. Six millésimes de la question ne sont donc couverts par aucune mesure de ce dossier.

Conséquence — Le dossier mesure sur 1996-2025 et le dit. Pour la période 1990-2025, il ne publie qu'une confrontation à l'affirmation chiffrée de l'INSEE lui-même, construite sur l'indice d'ensemble qui, lui, remonte à 1990. Aucun raccord de bases n'est fabriqué.

Le revenu disponible brut ARBITRABLE des ménages — celui qui reste une fois payées les dépenses engagées par contrat, loyer, assurances, abonnements. L'INSEE l'a publié jusqu'en 2021 dans la base 2014 des comptes nationaux ; la série porte depuis la mention « Séries arrêtées » et n'a pas été republiée dans la base 2020.

Pourquoi cela compte — C'est le chaînon qui expliquerait pourquoi une hausse réelle du salaire peut ne produire aucun effet sur le « reste à vivre » : si la part contrainte du budget augmente plus vite que le revenu, le pouvoir d'achat mesuré monte pendant que la marge de manœuvre se réduit.

Conséquence — Le dossier ne le comble pas, et il ne le contourne pas non plus en empruntant une série de MÉNAGES pour parler de SALARIÉS : un quintile de ménages et une population de salariés au SMIC ne se recouvrent pas. La question reste ouverte, nommée, et sans chiffre.

La proportion de salariés effectivement rémunérés au SMIC n'est pas au catalogue certifié.

Pourquoi cela compte — Elle dit combien de personnes le plancher concerne réellement, et sa variation dit si l'emprise du SMIC s'étend ou se resserre. Un gain de pouvoir d'achat qui s'accompagne d'une part croissante de salariés au SMIC ne se lit pas comme le même événement qu'un gain accompagné d'une part décroissante.

Conséquence — Le dossier mesure le niveau du plancher, jamais la population qui le perçoit. Il ne peut donc rien dire de l'évolution du pouvoir d'achat des salariés au SMIC en tant que groupe.

Les décalages testés sont exclusivement PROSPECTIFS : marché du travail à t, t+1, t+2 pour un SMIC à t. Aucun décalage rétrospectif n'a été gelé avant calcul.

Pourquoi cela compte — C'est le sens qui flatterait une lecture « le SMIC agit sur l'emploi ». Le sens inverse — la conjoncture agit sur le SMIC — est au moins aussi plausible en France, la formule légale de revalorisation faisant intervenir une grandeur salariale elle-même cyclique.

Conséquence — Le dossier ne peut pas distinguer une association SMIC → marché du travail d'une association marché du travail → SMIC. Les ajouter maintenant, après avoir vu les résultats, détruirait le gel qui fait la valeur du reste : ils sont inscrits pour un lot ultérieur, avant calcul.

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Le détail des 29 variations annuelles

Chaque année de 1997 à 2025, avec la progression nominale du SMIC, l'inflation de l'année, la progression réelle qui en résulte et la variation du chômage au même millésime — dont les 6 années où le pouvoir d'achat a reculé.

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Les 7 périodes de progression ou de recul continu

La règle de découpage, puis chaque suite d'années consécutives où le pouvoir d'achat varie dans le même sens, avec sa variation cumulée, son rythme annuel et la variation du chômage sur le même intervalle. C'est le test direct de la seconde moitié de la question.

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Les 9 coefficients d'association et leur décomposition

La progression réelle du SMIC confrontée à trois grandeurs du marché du travail, à trois décalages fixés d'avance, plus la décomposition qui dit lequel des deux termes de la fraction — le SMIC ou les prix — porte l'association observée.

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Le test des 11 années de départ

Le gain réel jusqu'en 2025 recalculé depuis chacune des 11 bases possibles, avec pour chacune sa durée et son rythme annuel — la réponse chiffrée à l'objection du choix de base.

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Le test des 21 années de départ sur le marché du travail

Pour chaque base de départ, l'écart de chômage et les deux écarts de taux d'emploi jusqu'en 2025 — la même robustesse que celle appliquée au gain réel, appliquée cette fois à l'hypothèse qu'elle fragilise, et les départs qui inversent le signe sont nommés.

Ce que l'INSEE publie de son côté

Une mesure qu'on ne peut pas confronter à une publication indépendante n'est pas vérifiable. Les trois confrontations ci-dessous sont ouvertes à tous : faire payer le droit de vérifier reviendrait à rendre le reste invérifiable.

Grandeur confrontéeFrance ÉcoScanINSEE, publiéÉcart
SMIC horaire brut, multiplicateur×2,6×2,6aucun
Prix à la consommation, multiplicateur×1,8×1,8aucun
Indice du SMIC en euros constants, 2000-2024+26,4 %+23,5 %+2,89 pts

Les deux premiers multiplicateurs sont arrondis à la décimale, comme l'INSEE arrondit les siens : à cette précision, ils coïncident. La troisième ligne, elle, ne coïncide pas — et son écart est celui que la convention de date fait attendre : le dossier déflate le SMIC en vigueur au 1er janvier, l'INSEE construit son indice sur la moyenne annuelle. La carte correspondante ci-dessous chiffre cet écart et dit ce qu'il ne prouve pas.

Hausse du SMIC horaire et hausse des prix depuis 1996

SMIC ×2,61 · Prix ×1,80

L'INSEE écrit, le 13 février 2026 : « Au 4e trimestre 2025, le Smic horaire brut a été multiplié par 2,6 et les prix (y compris tabac) par 1,8 depuis mars 1990. » Arrondis à une décimale, les deux multiplicateurs de France ÉcoScan valent 2,6 et 1,8.

Dérivé · 1996-2025 · France ÉcoScan, confronté à INSEE — Salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic)

Les deux multiplicateurs coïncident à la décimale près, sur des fenêtres presque identiques. C'est un contrôle des deux entrées brutes, et non de la méthode qui les combine.

Ce que ce n'est pas — L'INSEE part de MARS 1990 et arrive au 4e trimestre 2025. Le dossier reproduit exactement ces bornes pour le SMIC, dont il possède les relevés mensuels, et compare les prix de 1990 à 2025 sur l'indice d'ensemble — celui que la phrase cite, tabac compris. Les multiplicateurs de l'INSEE sont arrondis à une décimale, et la confrontation se fait à cette précision.

Gain de pouvoir d'achat du SMIC en euros constants, 2000-2024

France ÉcoScan 26,4 % · INSEE 23,5 %

Écart de +2,89 points de pourcentage de croissance cumulée sur 24 ans, entre le calcul de France ÉcoScan et l'indice que l'INSEE publie pour la même grandeur. Série 001665250, base 100 en 2000, relevée le 2026-08-17.

Dérivé · 2000-2024 · France ÉcoScan, confronté à INSEE — Indice du SMIC brut horaire - Base 100 en 2000 - Euros constants - Durée légale hebdomadaire de travail de 35 h

L'écart va dans le sens annoncé par la limite déclarée du dossier, et il la CHIFFRE : La convention de DATE est désormais la même des deux côtés : moyenne annuelle du montant. Il reste une différence, et une seule — le DÉFLATEUR. L'INSEE déflate par l'indice d'ensemble, tabac compris ; le dossier déflate hors tabac, comme le fait l'article L3231-4 du code du travail. Cet écart n'est pas toléré, il est CALCULÉ à partir des deux indices du catalogue, et la tolérance ne borne que le résidu qui subsiste une fois le tabac retiré.

Ce que ce n'est pas — Ce n'est pas une homologation de France ÉcoScan par l'INSEE, mais une confrontation faite par France ÉcoScan à une publication de l'INSEE. Elle ne couvre pas non plus toute la fenêtre : La série institutionnelle ne commence qu'en 2000 : le benchmark couvre 2000-2024, non toute la fenêtre du dossier. Ce qu'il établit vaut donc pour ces vingt-quatre millésimes, et le dossier n'extrapole pas son résultat au reste de la période.

Cohérence de la mesure d'inflation utilisée pour déflater

Écart maximal 0,053 point de pourcentage

Écart absolu maximal, année par année, entre l'inflation qu'implique l'indice de prix retenu comme déflateur et le taux d'inflation que l'INSEE publie sous un autre identifiant, sur les 29 millésimes réellement indépendants (1997-2025).

Dérivé · 1997-2025 · France ÉcoScan, confronté à INSEE — Les comptes de la Nation en 2025

Le niveau de prix retenu comme déflateur reproduit le taux d'inflation que l'INSEE publie séparément, à quelques centièmes de point près.

Ce que ce n'est pas — Ce n'est pas une validation du déflateur mais un contrôle de non-régression : la série de contrôle est arrondie au dixième de point, et les écarts observés tiennent pour l'essentiel dans cette enveloppe d'arrondi. Les millésimes antérieurs à 1997 sont exclus, la série publiée y étant elle-même dérivée de l'indice testé.

Le SMIC face aux salaires horaires et au coût du travail, deuxième trimestre 2026

SMIC +2,0 % · salaires +2,4 % · coût du travail +2,5 %

Glissements annuels du deuxième trimestre 2026. L'INSEE écrit, le 15 septembre 2026 : « Au deuxième trimestre 2026, les salaires horaires augmentent de 2,4 % sur un an, le coût horaire du travail de 2,5 % », et attribue l'accélération à la revalorisation du SMIC de juin.

Dérivé · deuxième trimestre 2026, sur un an · France ÉcoScan, confronté à INSEE — Indice du coût du travail (ICT) — résultats détaillés, deuxième trimestre 2026 (Informations rapides n° 219)

Sur un an au deuxième trimestre 2026, le SMIC moyen du trimestre a progressé un peu moins que les salaires horaires de l'ensemble du champ, et à peu près comme les prix hors tabac ; mais la marche de juin porte le montant en vigueur +3,6 % au-dessus de son niveau d'un an plus tôt. L'INSEE lit dans cette marche la raison de l'accélération des salaires horaires : « Cette accélération est portée notamment par la revalorisation du Smic en juin 2026 (+2,4 %) ».

Ce que ce n'est pas — Ce n'est ni le salaire d'un salarié au SMIC, ni une mesure de la part des salariés concernés par la revalorisation : c'est le coût d'une heure de travail pour l'employeur, sur l'ensemble des salariés du champ.

SMIC horaire brut, moyenne du trimestre11,88 € → 12,12 € — calculé depuis les relevés mensuels INSEE (idbank 000822484)
+2,0 %
SMIC horaire brut, juin seul11,88 € → 12,31 € — la marche du 1er juin 2026, pas la moyenne
+3,6 %
Salaires horaires (ICT, composante salaires)observé — INSEE, CVS-CJO, secteur marchand non agricole hors services aux ménages
+2,4 %
Coût horaire du travail (ICT)observé — INSEE, même champ, salaires, cotisations et taxes nettes de subventions
+2,5 %
Prix hors tabac, moyenne du trimestrecalculé depuis les relevés mensuels INSEE (idbank 011814056)
+2,1 %

Ces confrontations sont faites par France ÉcoScan à des publications de l'INSEE. Elles ne constituent aucune homologation de France ÉcoScan par l'INSEE, ni par personne.

Méthode, limites et robustesse

La formule, à recopier

Diviser un montant par un indice de prix, c'est le déflater : l'opération qui transforme des euros courants en euros constants, c'est-à-dire en pouvoir d'achat.

indice réel(a) = 100 × [ SMIC(a) / SMIC(1996) ] / [ prix(a) / prix(1996) ], où SMIC(a) est la MOYENNE des douze montants horaires bruts en vigueur au cours de l'année a (INSEE, idbank 000822484, relevés mensuels) et prix(a) la moyenne des douze relevés mensuels de l'indice des prix à la consommation HORS TABAC, ensemble des ménages, France, dans la base 2025 du producteur (INSEE, idbank 011814056). Aucune des deux séries n'est rebasée à l'ingestion : le rapport à l'année 1996 est formé ici, où il est visible et réversible.

L'opération que ce dossier s'interdit

soustraire ou comparer directement un TAUX d'inflation (%) et un MONTANT de SMIC (€) : ce sont deux dimensions différentes, et leur différence n'a pas d'unité.

Comment France ÉcoScan qualifie ses affirmations

Chaque affirmation chiffrée de ce dossier porte l'une de ces quatre natures. Elles ne se valent pas : elles disent ce qu'on a le droit d'en conclure.

Fait
Valeur publiée directement par une source, à sa date.
Résultat calculé
Résultat calculé par France ÉcoScan à partir de données publiées, avec sa formule exposée.
Association
Deux grandeurs évoluent statistiquement ensemble, sans que cela indique laquelle agit sur l'autre, ni si une troisième les explique toutes les deux.
Causalité
Affirmation qu'une grandeur produit un effet sur une autre. Dans ce dossier : aucune affirmation causale — aucune de ses méthodes n'identifie un effet causal.

Les 4 phrases que ce dossier s'interdit d'écrire

Ce ne sont pas des hypothèses : elles ne peuvent pas être infirmées par les données. Elles contraignent la plume, et un garde vérifie qu'aucun texte servi ne les enfreint.

  • Aucune phrase causale, dans un sens ni dans l'autre. Aucune méthode employée ici — moyennes, rapports, corrélations sur variations — n'identifie un effet, et aucune variable instrumentale, discontinuité, expérience naturelle ni contrôle de facteurs confondants n'est mise en œuvre.

  • Aucune opération mélangeant deux dimensions : soustraire ou comparer directement un TAUX d'inflation (%) et un MONTANT de SMIC (€) : ce sont deux dimensions différentes, et leur différence n'a pas d'unité.

  • Aucune conclusion appuyée sur un écart de bornes inférieur à un point pour les séries d'enquête Emploi : quatre refontes documentées séparent les deux extrémités de la fenêtre.

  • Aucune phrase présentant ce dossier comme une mesure du pouvoir d'achat des salariés en général, ni du salaire moyen, ni du salaire net.

A · Le SMIC et les prix — la mesure du retard

Le schéma des deux temps de la revalorisation, plus haut, dit que le SMIC réagit aux prix avec quelques mois de retard plutôt qu'une année pleine. Voici la mesure qui le prouve. Elle ne porte que sur deux séries — la progression nominale du SMIC et l'inflation — et elle n'a rien à voir avec les 9 tests du marché du travail.

Premium

La mesure du retard du SMIC sur les prix

Les deux coefficients qui disent si la progression nominale du SMIC suit les prix de l'année même ou ceux de l'année précédente, avec leur période, leur décalage et leur échelle.

Ce qui invaliderait chaque hypothèse, écrit avant le calcul

  • Le SMIC horaire brut a gagné du pouvoir d'achat face aux prix depuis 1996.

    Réfutée si — l'indice réel du dernier millésime est inférieur ou égal à 100, OU une seule des années de départ testées entre 1996 et 2006 produit une perte réelle à l'arrivée, OU la correction du biais de convention de date suffit à annuler le gain.

  • Mesuré de borne à borne, le marché du travail n'est pas dans un état plus dégradé à la fin de la fenêtre qu'au début.

    Réfutée si — le taux de chômage est plus élevé à l'arrivée qu'au départ pour la MAJORITÉ des années de départ testées, OU le taux d'emploi des 15-64 ans est plus bas à l'arrivée pour l'une quelconque d'entre elles.

  • À fréquence annuelle, les années de forte progression réelle du SMIC ne sont pas associées à une dégradation du marché du travail.

    Réfutée si — l'un des neuf coefficients d'association survit à la correction du nombre de tests conduits ET conserve son signe et son ordre de grandeur lorsqu'on retire les deux millésimes les plus influents ET n'est pas expliqué par le calendrier de revalorisation du SMIC.

Premium

Ce que ce dossier ne tranche pas, et ce qui ferait changer sa conclusion — en entier

Les questions ouvertes une par une, avec les grandeurs du marché du travail et les trous de socle qui les laissent ouvertes, puis les critères d'invalidation de chaque volet de la réponse, avec les valeurs mesurées qui les tiennent à distance.

D'où viennent ces chiffres

Tous les chiffres de ce dossier viennent de l'INSEE, et d'aucune autre source.

Cinq séries y entrent : le montant du SMIC horaire brut et l'indice annuel des prix à la consommation, lus par service web dans la Banque de données macro-économiques ; le taux de chômage et les deux taux d'emploi, lus dans les séries longues de l'enquête Emploi. Une sixième, le taux d'inflation publié, ne sert qu'à contrôler la cinquième et n'entre dans aucun calcul.

SMIC horaire brut

le salaire minimum légal, en euros courants

Producteur
INSEE
Série officielle
000822484
Unité
€
Périmètre
Montant du SMIC brut horaire (salaire minimum interprofessionnel de croissance) — marche effective : chaque revalorisation, y compris en cours d'année, est un relevé mensuel du producteur, et la valeur applicable est le dernier relevé — valeur en vigueur au 1er janvier
Dernier millésime au catalogue
2026
Lue par le dossier jusqu’en
août 2026 au mois ; 2025 en moyenne annuelle
Statut de révision
FINAL
Relevé le
2026-09-29
Transformation
moyenne des douze montants en vigueur dans l'année, dérivée du relevé mensuel, puis indice base 100 à la première année de la fenêtre formé dans la formule

Ne mesure pas — le salaire NET perçu, ni le coût employeur, ni le salaire médian — c'est un plancher légal brut, et une minorité de salariés le perçoit

  • · Moyenne des douze montants en vigueur dans l'année, dérivée du relevé mensuel : revalorisation au 1er juillet chaque année jusqu'en 2009, avec des mouvements supplémentaires en 1996, 2005, 2006 et 2008 ; déplacement au 1er janvier à compter de 2010 (loi du 3 décembre 2008), avec deux exceptions en décembre 2011 et juillet 2012 ; retour de mouvements infra-annuels de 2021 à 2024 sous la clause de rattrapage automatique, puis aucun mouvement pendant 13 mois, de novembre 2024 à janvier 2026, et des revalorisations au 1er janvier 2026 et au 1er juin 2026. Conséquence — aucun biais résiduel sur le gain de bout en bout : la mesure porte sur la moyenne annuelle du montant, et non sur sa valeur au 1er janvier. Le calendrier explique la forme en dents de scie de la trajectoire, non le niveau de son point d'arrivée.
  • · L'année de base de la fenêtre comporte elle-même une revalorisation en cours d'année : c'est la base où le décalage de date joue le plus, et le dossier publie ce que coûte un départ un an plus tard.
  • · Montant BRUT. L'évolution du net dépend des prélèvements, qui ont eux-mêmes changé sur la période.
  • · Les millésimes antérieurs à 2002 sont exprimés en euros par conversion du franc, au taux légal et fixe : la conversion n'affecte aucun rapport calculé ici.

Prix à la consommation hors tabac (base 100 en 2025)

le niveau des prix hors tabac, seul déflateur admis

Producteur
INSEE
Série officielle
011814056
Unité
Indice
Périmètre
Indice des prix à la consommation hors tabac, ensemble des ménages, France — base 100 en 2025, moyenne des douze relevés mensuels pour l'année — moyenne des observations de l'année
Dernier millésime au catalogue
2025
Lue par le dossier jusqu’en
août 2026 au mois ; 2025 en moyenne annuelle
Statut de révision
FINAL
Relevé le
2026-09-29
Transformation
moyenne des douze relevés mensuels pour l'année, puis rapport à l'année 1996 formé dans la formule

Ne mesure pas — le TAUX d'inflation, qui est sa variation annuelle et non son niveau ; ni le pouvoir d'achat, qui rapporterait ces prix aux revenus ; ni le coût de la vie d'un ménage particulier, qu'un indice pondéré sur une consommation moyenne ne peut pas décrire

  • · Série publiée dans la base 2025 du producteur, remontant à janvier 1996. Le dossier ne la raccorde PAS à la base précédente, qui remonterait à 1990 : l'INSEE ne publie pas ce raccord, et sur les 30 années de recouvrement les deux bases rendent la même hausse à 0,01 point près.
  • · Moyenne de l'année civile. Elle se compare à un revenu moyen d'année, pas à une valeur de date fixe.
  • · Indice d'ensemble des ménages. Il ne décrit le panier d'aucun ménage en particulier, et notamment pas celui d'un salarié au SMIC. Le dossier publie séparément l'indice du premier quintile, qui s'en approche sans s'y confondre — un quintile de MÉNAGES n'est pas une population de SALARIÉS.
  • · Hors tabac. Pour un fumeur, l'indice sous-estime la hausse subie ; c'est le prix à payer pour ne pas attribuer au coût de la vie une hausse qui relève d'une politique de santé publique.
  • · Le champ géographique de l'indice des prix à la consommation a été étendu au cours de la période (métropole, puis France entière, puis intégration de Mayotte). Le producteur assure le raccord ; le dossier ne le refait pas et ne peut pas le vérifier point par point.

Prix des ménages modestes — premier quintile (base 100 en 2025)

l'inflation vécue par les ménages modestes — question distincte, jamais un second déflateur du résultat principal

Producteur
INSEE
Série officielle
011818264
Unité
Indice
Périmètre
Indice des prix à la consommation hors tabac des ménages du premier quintile de niveau de vie, France — base 100 en 2025, moyenne des douze relevés mensuels — moyenne des observations de l'année
Dernier millésime au catalogue
2025
Lue par le dossier jusqu’en
août 2026
Statut de révision
FINAL
Relevé le
2026-09-29
Transformation
moyenne des douze relevés mensuels pour l'année

Ne mesure pas — le NIVEAU des prix payés par ces ménages, qui n'est pas mesuré, ni le panier d'un salarié au SMIC : un quintile de ménages et une population de salariés ne se recouvrent pas

  • · Série publiée dans la base 2025 à partir de janvier 2011 seulement : la comparaison porte sur 15 ans, non sur toute la fenêtre du dossier.
  • · Ménages, non salariés. Le premier quintile de niveau de vie comprend des retraités, des étudiants et des ménages sans emploi ; il ne décrit pas la population des salariés au SMIC.
  • · Pondérations mises à jour chaque année par le producteur : l'indice suit la structure de consommation observée, qui se déplace elle-même avec les prix.

Salaire horaire de base des ouvriers (base 100 en 2000)

le seul salaire directement comparable au SMIC — brut, horaire, hors primes

Producteur
INSEE
Série officielle
001665241
Unité
Indice
Périmètre
Indice du salaire horaire brut de base des ouvriers, base 100 en 2000, euros courants — France, secteur privé — valeur annuelle publiée telle quelle
Dernier millésime au catalogue
2024
Lue par le dossier jusqu’en
2024
Statut de révision
FINAL
Relevé le
2026-09-29
Transformation
servie telle quelle

Ne mesure pas — le salaire effectivement versé, dont les primes, les heures supplémentaires et l'ancienneté sont exclues ; ni un niveau de salaire, qu'un indice de taux de base ne donne pas

  • · Champ des OUVRIERS, non des ouvriers et employés. Élargir le libellé élargirait la population sans changer la donnée.
  • · Indice de taux de BASE : il ignore la part variable de la rémunération, qui a crû sur la période.
  • · Publié base 100 en 2000 : la comparaison au SMIC porte sur 2000-2024, non sur toute la fenêtre.

Salaire net mensuel moyen à temps complet (base 100 en 2000)

le milieu de l'échelle salariale — contexte, jamais un terme de comparaison direct au SMIC brut

Producteur
INSEE
Série officielle
001665246
Unité
Indice
Périmètre
Indice du salaire net mensuel moyen des postes à temps complet, base 100 en 2000, euros courants — France — valeur annuelle publiée telle quelle
Dernier millésime au catalogue
2024
Lue par le dossier jusqu’en
2024
Statut de révision
FINAL
Relevé le
2026-09-29
Transformation
servie telle quelle

Ne mesure pas — l'évolution du salaire d'une même personne : une moyenne se déplace aussi quand la composition de l'emploi change, sans qu'aucun salarié n'ait été augmenté

  • · NET quand le SMIC servi est BRUT. Comparer directement les deux mesurerait pour partie l'évolution des prélèvements sociaux, et l'attribuerait à l'échelle des salaires.
  • · Postes à TEMPS COMPLET seulement : le temps partiel, subi ou choisi, en est absent.
  • · Effet de composition non corrigé — c'est la limite principale de toute moyenne salariale.

Salaire net annuel — premier décile (D1)

le bas de l'échelle salariale — seuil, non salaire moyen des plus modestes

Producteur
INSEE
Série officielle
010752336
Unité
€
Périmètre
Premier décile (D1) du salaire net annuel en équivalent temps plein, secteur privé, France — 10 % des salariés gagnent moins — valeur annuelle publiée telle quelle
Dernier millésime au catalogue
2024
Lue par le dossier jusqu’en
2024
Statut de révision
FINAL
Relevé le
2026-09-29
Transformation
servie telle quelle

Ne mesure pas — le salaire des 10 % les moins payés, qui est INFÉRIEUR à ce seuil ; ni le secteur public, exclu du champ

  • · Équivalent temps plein : le temps partiel est neutralisé par construction, donc invisible.
  • · Secteur privé seulement.
  • · Salaire NET annuel, primes comprises — sa comparaison au SMIC exige une conversion déclarée.
  • · La collecte a changé au cours de la période (passage à la déclaration sociale nominative). Le producteur assure le raccord et publie une série continue ; le dossier ne le refait pas et ne peut pas le vérifier millésime par millésime.

Salaire net annuel médian (D5)

le milieu exact de l'échelle salariale

Producteur
INSEE
Série officielle
010752342
Unité
€
Périmètre
Médiane (D5) du salaire net annuel en équivalent temps plein, secteur privé, France — la moitié des salariés gagnent moins — valeur annuelle publiée telle quelle
Dernier millésime au catalogue
2024
Lue par le dossier jusqu’en
2024
Statut de révision
FINAL
Relevé le
2026-09-29
Transformation
servie telle quelle

Ne mesure pas — le salaire moyen, systématiquement supérieur parce que les hauts salaires le tirent

  • · Équivalent temps plein, secteur privé.
  • · Salaire NET annuel, primes comprises.

Salaire net annuel — neuvième décile (D9)

le haut de l'échelle salariale — seuil d'entrée, non niveau des très hauts salaires

Producteur
INSEE
Série officielle
010752348
Unité
€
Périmètre
Neuvième décile (D9) du salaire net annuel en équivalent temps plein, secteur privé, France — 10 % des salariés gagnent plus — valeur annuelle publiée telle quelle
Dernier millésime au catalogue
2024
Lue par le dossier jusqu’en
2024
Statut de révision
FINAL
Relevé le
2026-09-29
Transformation
servie telle quelle

Ne mesure pas — la dispersion AU-DESSUS du neuvième décile, bien plus grande qu'en dessous et invisible ici

  • · Équivalent temps plein, secteur privé.
  • · Un rapport interdécile ne dit rien de ce qui se passe au-delà du neuvième décile.

SMIC mensuel net (moyenne annuelle)

le montant réellement versé au salarié au SMIC

Producteur
INSEE
Série officielle
000883658
Unité
€
Périmètre
SMIC mensuel net de cotisations sociales, de CSG et de CRDS, pour 151,67 heures, en moyenne annuelle — France — valeur annuelle publiée telle quelle
Dernier millésime au catalogue
2025
Lue par le dossier jusqu’en
2024
Statut de révision
FINAL
Relevé le
2026-09-29
Transformation
multiplié par douze pour se comparer aux seuils annuels de la distribution

Ne mesure pas — le revenu disponible d'un ménage au SMIC, qui comprend prestations et prime d'activité et peut en dépendre pour une part importante ; ni le coût employeur ; ni le revenu après impôt

  • · Publié à partir de 2005 seulement.
  • · Sans primes ni heures supplémentaires, quand les salaires observés en comprennent : le rapport du SMIC aux seuils de la distribution MAJORE donc la position réelle du plancher.
  • · Les définitions de « net » des deux sources sont proches sans être garanties identiques.

Pouvoir d'achat du salaire net moyen (base 100 en 1951)

la seule série assez profonde pour parler de générations

Producteur
INSEE
Série officielle
010752375
Unité
Indice
Périmètre
Indice du pouvoir d'achat du salaire net annuel moyen des postes à temps complet du secteur privé, base 100 en 1951 — déflaté par l'INSEE — valeur annuelle publiée telle quelle
Dernier millésime au catalogue
2024
Lue par le dossier jusqu’en
2024
Statut de révision
FINAL
Relevé le
2026-09-29
Transformation
servie telle quelle

Ne mesure pas — le salaire d'une même personne au fil de sa carrière, ni celui d'une génération : la moyenne se déplace avec la composition de l'emploi, qui a changé du tout au tout depuis 1951

  • · DÉJÀ déflatée par le producteur. Le dossier ne la redéflate pas, et le registre de croisement interdit de la superposer à un indice de prix.
  • · Le champ « secteur privé » du libellé n'est exact qu'à partir de 1983 : jusqu'en 1982, la série porte des valeurs strictement identiques à celles de la version « ensemble des salariés » (idbank 001665161), et les deux ne divergent ensuite que de 3,5 points d'indice au plus. Le doublement de l'après-guerre relève donc du champ le plus large.
  • · Effet de COMPOSITION non corrigé, et il est majeur sur 74 ans : tertiarisation, féminisation, allongement des études. Une part du doublement des Trente Glorieuses mesure un déplacement de la structure de l'emploi, non des augmentations individuelles.
  • · Moyenne, non médiane. Postes à temps complet du secteur privé.

Taux de chômage (BIT)

le marché du travail, versant chômage

Producteur
INSEE
Série officielle
Taux de chômage au sens du BIT par sexe et âge (T302)
Unité
%
Périmètre
France entière, Mayotte comprise
Dernier millésime au catalogue
2026-Q2
Lue par le dossier jusqu’en
2025 (année close)
Statut de révision
PROVISIONAL
Relevé le
2026-08-08
Transformation
servie telle quelle

Ne mesure pas — le nombre de demandeurs d'emploi inscrits, qui relève d'une définition administrative et non de la définition du Bureau international du travail

  • · Population de 15 ans ou plus — un champ différent de celui du taux d'emploi retenu ici.
  • · Enquête Emploi : champ France entière, Mayotte comprise, avec rétropolation du producteur.
  • · L'enquête Emploi a connu au moins cinq refontes ou changements de champ sur la fenêtre : passage à l'enquête en continu en 2003, alignement Eurostat sur l'âge et les stagiaires en 2011, changement de questionnaire en 2013 — dont l'INSEE écrit qu'il a produit des ruptures dans la série du taux de chômage —, extension aux départements d'outre-mer en 2014, refonte majeure du questionnaire et du protocole en 2021 au titre du règlement européen sur les statistiques sociales, extension à Mayotte en 2024. Le producteur rétropole les séries à chaque fois ; l'incertitude de comparabilité qui subsiste n'est pas chiffrée par lui, et le dossier ne la chiffre pas non plus.
  • · Aucun écart de bornes inférieur à 1 point ne peut porter une conclusion sur cette fenêtre.
  • · En 2020, la définition du Bureau international du travail classe en inactivité les personnes empêchées de rechercher un emploi, et compte en emploi les salariés en chômage partiel. Le millésime 2020 des trois séries de marché du travail n'est donc pas comparable aux autres, et il pousse les mesures dans les deux sens à la fois.

Taux d'Emploi (15-64 ans %)

le marché du travail, versant emploi

Producteur
INSEE
Série officielle
Taux d'emploi par sexe et âge quinquennal (T207)
Unité
%
Périmètre
France entière, Mayotte comprise
Dernier millésime au catalogue
2026-Q2
Lue par le dossier jusqu’en
2025 (année close)
Statut de révision
PROVISIONAL
Relevé le
2026-08-08
Transformation
servie telle quelle

Ne mesure pas — le volume d'heures travaillées, ni la qualité des emplois, ni leur durée

  • · Population de 15 à 64 ans — un champ différent de celui du taux de chômage retenu ici.
  • · L'enquête Emploi a connu au moins cinq refontes ou changements de champ sur la fenêtre : passage à l'enquête en continu en 2003, alignement Eurostat sur l'âge et les stagiaires en 2011, changement de questionnaire en 2013 — dont l'INSEE écrit qu'il a produit des ruptures dans la série du taux de chômage —, extension aux départements d'outre-mer en 2014, refonte majeure du questionnaire et du protocole en 2021 au titre du règlement européen sur les statistiques sociales, extension à Mayotte en 2024. Le producteur rétropole les séries à chaque fois ; l'incertitude de comparabilité qui subsiste n'est pas chiffrée par lui, et le dossier ne la chiffre pas non plus.
  • · Aucun écart de bornes inférieur à 1 point ne peut porter une conclusion sur cette fenêtre.
  • · En 2020, la définition du Bureau international du travail classe en inactivité les personnes empêchées de rechercher un emploi, et compte en emploi les salariés en chômage partiel. Le millésime 2020 des trois séries de marché du travail n'est donc pas comparable aux autres, et il pousse les mesures dans les deux sens à la fois.
  • · La hausse de cet agrégat sur la fenêtre est en grande partie un fait de démographie et de retraite — participation des femmes, relèvement de l'âge de départ — et non un fait du bas de la distribution des salaires. Il renseigne mal sur le marché du travail au voisinage du SMIC.

Taux d'Emploi Jeunes (15-24 ans %)

le marché du travail, population la plus exposée au salaire minimum

Producteur
INSEE
Série officielle
Taux d'emploi par sexe et âge quinquennal (T207)
Unité
%
Périmètre
France entière, Mayotte comprise
Dernier millésime au catalogue
2026-Q2
Lue par le dossier jusqu’en
2025 (année close)
Statut de révision
PROVISIONAL
Relevé le
2026-08-08
Transformation
servie telle quelle

Ne mesure pas — le chômage des jeunes : un taux d'emploi rapporte les jeunes en emploi à TOUS les jeunes, étudiants compris, alors qu'un taux de chômage ne rapporte qu'aux jeunes présents sur le marché

  • · Population de 15 à 24 ans, très majoritairement en études : le taux d'emploi y bouge autant avec la durée des études qu'avec la conjoncture.
  • · L'enquête Emploi a connu au moins cinq refontes ou changements de champ sur la fenêtre : passage à l'enquête en continu en 2003, alignement Eurostat sur l'âge et les stagiaires en 2011, changement de questionnaire en 2013 — dont l'INSEE écrit qu'il a produit des ruptures dans la série du taux de chômage —, extension aux départements d'outre-mer en 2014, refonte majeure du questionnaire et du protocole en 2021 au titre du règlement européen sur les statistiques sociales, extension à Mayotte en 2024. Le producteur rétropole les séries à chaque fois ; l'incertitude de comparabilité qui subsiste n'est pas chiffrée par lui, et le dossier ne la chiffre pas non plus.
  • · Aucun écart de bornes inférieur à 1 point ne peut porter une conclusion sur cette fenêtre.
  • · En 2020, la définition du Bureau international du travail classe en inactivité les personnes empêchées de rechercher un emploi, et compte en emploi les salariés en chômage partiel. Le millésime 2020 des trois séries de marché du travail n'est donc pas comparable aux autres, et il pousse les mesures dans les deux sens à la fois.
  • · Le contrat retenait cette série comme la plus exposée au salaire minimum. C'est vrai en régime ordinaire et faux depuis 2020 : un apprenti est rémunéré en pourcentage du SMIC, donc dispensé du plancher, et l'essor de l'apprentissage déplace ce taux d'emploi par un canal qui n'est pas le SMIC. Le mouvement de +5,8 points entre 2020 et 2022 se superpose en outre à la refonte de 2021 et au rebond consécutif à la crise sanitaire ; le dossier ne peut séparer ces trois effets avec les séries dont il dispose.

Une sixième série, inflation, sert de témoin de contrôle — jamais une entrée de calcul. Millésimes 1991-1996 DÉRIVÉS de l'idbank 001764363, c'est-à-dire de l'indice retenu comme déflateur. La confrontation n'est indépendante qu'à partir de 1997, premier millésime que l'INSEE publie sous la base 2025 (idbank 011814640). Série non servie avant 1991. Série publiée arrondie au dixième de point (enveloppe ±0,05), quand l'inflation implicite du déflateur est calculée au centième. Les écarts observés tiennent pour l'essentiel dans cette enveloppe : le témoin est un contrôle de non-régression, pas une validation.

Premium

Tout ce que ce dossier affirme, et ce qui borne chaque affirmation

Les 10 affirmations gelées du dossier, chacune avec sa nature, sa valeur, sa période, son périmètre, sa source, sa formule, son statut de révision, sa confiance et ses limites. Aucune n'est de nature causale.

Repères de lecture

Les termes réellement employés dans ce dossier, et eux seuls. Chacun est aussi expliqué à l'endroit où il sert : un mot souligné de pointillés dans le texte ouvre sa définition au survol ou au clavier, et mène ici d'un clic.

SMIC — salaire minimum interprofessionnel de croissance

Le salaire horaire brut minimum légal en France. Un employeur ne peut pas rémunérer en dessous, et le montant est arrêté par décret.

À ne pas confondre — Ce n'est ni le salaire moyen, ni le salaire médian, ni un revenu disponible. Une minorité de salariés le perçoit.

Brut

Le montant avant prélèvements sociaux. C'est ce que la loi fixe, et c'est donc ce que la série officielle publie.

À ne pas confondre — Le net perçu évolue différemment : les taux de prélèvement ont changé plusieurs fois sur la période, et ce dossier ne les suit pas.

Indice

Une série ramenée à 100 sur une année de référence. Elle ne dit plus le niveau, elle dit combien de fois il a été multiplié depuis cette année.

À ne pas confondre — Un indice de 145 ne veut pas dire « 145 % » ni « 145 € » : il veut dire « 1,45 fois le niveau de l'année de base ».

Euros constants — ou pouvoir d'achat

Un montant dont on a retiré la hausse des prix, de sorte que deux années se comparent à panier identique.

À ne pas confondre — Ce n'est pas un montant qu'on peut lire sur une fiche de paie : c'est un montant courant divisé par un niveau de prix.

Inflation

La VARIATION du niveau des prix sur un an, exprimée en pourcentage. 2 % d'inflation signifie que les prix sont 2 % plus hauts qu'un an plus tôt.

À ne pas confondre — L'inflation n'est pas le niveau des prix. Quand l'inflation baisse de 5 % à 2 %, les prix continuent de monter, simplement moins vite. On ne soustrait jamais un taux d'inflation d'un montant en euros.

Taux de chômage au sens du BIT — BIT : Bureau international du travail

La part des personnes sans emploi, disponibles et en recherche active, rapportée à la population active. Les chiffres servis ici sont FRANÇAIS : ils viennent de l'enquête Emploi de l'INSEE, qui applique aux ménages français la définition statistique arrêtée par le Bureau international du travail. Le BIT fournit la règle de mesure, pas la mesure.

À ne pas confondre — Ce n'est pas le nombre de demandeurs d'emploi inscrits, qui relève d'une définition administrative. Les deux ne varient pas ensemble.

Taux d'emploi

La part des personnes qui occupent un emploi, rapportée à l'ensemble de la tranche d'âge — pas seulement à ceux qui en cherchent un. Mesuré, comme le taux de chômage, sur les ménages français par l'enquête Emploi de l'INSEE, selon la définition du Bureau international du travail.

À ne pas confondre — Un taux de chômage peut baisser parce que des gens ont trouvé un emploi, ou parce qu'ils ont cessé d'en chercher. Le taux d'emploi ne connaît pas cette ambiguïté ; c'est pourquoi les deux sont servis ensemble.

Coefficient de corrélation — noté r

Un nombre compris entre −1 et +1 qui mesure à quel point deux séries montent et descendent ensemble. Le SIGNE dit le sens : positif, elles vont dans le même sens ; négatif, en sens contraire. La VALEUR ABSOLUE dit l'intensité : 0 signifie aucune association, 1 une association parfaite.

À ne pas confondre — Ce n'est ni un pourcentage, ni un multiplicateur, ni un effet. Un r de 0,5 ne veut pas dire « 50 % », et il ne dit pas de combien la seconde série bouge quand la première bouge. Une corrélation ne dit jamais non plus laquelle des deux agit sur l'autre, ni si une troisième cause les deux. Aucune méthode de ce dossier n'identifie une causalité.

Quintile

Une tranche de 20 %. Ranger tous les ménages du plus modeste au plus aisé et couper en cinq parts égales donne cinq quintiles ; le premier quintile est donc celui des 20 % situés en bas de la distribution des niveaux de vie.

À ne pas confondre — Ce n'est pas « les pauvres » au sens d'un seuil de pauvreté : c'est un rang dans un classement, et le rang existe quel que soit le niveau de vie réel des personnes qui l'occupent.

Décile — D1, D9

La même idée en dix parts. D1 est le seuil sous lequel se trouvent les 10 % les moins payés, D9 celui au-dessus duquel se trouvent les 10 % les mieux payés. Le rapport D9/D1 résume l'écartement de l'échelle salariale en un nombre.

À ne pas confondre — D1 et D9 sont des SEUILS, pas des groupes ni des moyennes. Le rapport D9/D1 ne dit rien de ce qui se passe au-delà de D9, où la dispersion est bien plus grande.

Médiane

La valeur qui coupe une population en deux moitiés égales : la moitié est en dessous, la moitié au-dessus.

À ne pas confondre — Ce n'est pas la moyenne. Une poignée de très hauts salaires tire la moyenne vers le haut sans déplacer la médiane d'un euro — c'est pourquoi la médiane décrit mieux « le milieu ».

Déflateur

L'indice de prix par lequel on divise un montant pour en retirer la hausse des prix. C'est l'opération qui transforme des euros courants en pouvoir d'achat.

À ne pas confondre — Le choix du déflateur change le résultat. Ce dossier retient l'indice des prix hors tabac, et il le dit partout où le chiffre en dépend, plutôt que de le ranger dans une note.

Décrochage

Une période pendant laquelle le pouvoir d'achat du SMIC reste inférieur à son meilleur niveau déjà atteint. Elle s'ouvre au dernier sommet, descend jusqu'à un point bas, et se referme le mois où ce sommet est retrouvé.

À ne pas confondre — Un décrochage n'est pas une baisse du montant : le SMIC nominal n'a jamais reculé sur la fenêtre. C'est un retard sur les prix, et il se rattrape.

Point de pourcentage

L'unité d'un écart entre deux pourcentages. Passer de 8 % à 7 % est une baisse d'UN POINT, pas de 1 %.

À ne pas confondre — Confondre les deux change l'ordre de grandeur : passer de 8 % à 7 % est une baisse de 12,5 % en valeur relative, et d'un point en valeur absolue. Ce dossier écrit toujours « point ».

Correction du nombre de tests — ou correction de multiplicité

Quand on mène plusieurs tests au lieu d'un seul, on augmente mécaniquement ses chances de tomber sur un lien qui n'existe pas. On corrige donc la probabilité obtenue en la multipliant par le nombre de tests conduits, et on ne retient que ce qui survit à cette correction.

À ne pas confondre — Un lien qui ne survit pas à la correction n'est pas « faible » : il ne se distingue pas de ce que le hasard produirait, et ne peut donc rien porter du tout.

Ce que contient ce dossier

Vendue à l'unité, par édition, lorsque la vente est ouverte.

Accessible à tous

  • La réponse à la question posée, en une phrase, et ce qui la borne : ce que le dossier ne tranche pas, et ce qui l'invaliderait
  • Trois repères datés : l'écart au meilleur niveau déjà atteint au dernier mois publié, le gain de longue période sur les années closes 1996-2025, et la part du temps passée sous un niveau déjà atteint
  • 1 graphique interactif d'exemple — la dent de scie du pouvoir d'achat, avec le plus haut, le plus bas et la moyenne de chaque année
  • La formule exacte du pouvoir d'achat, écrite pour être recopiée, et les 4 phrases que le dossier s'interdit d'écrire
  • Les 4 grandeurs que le socle certifié ne porte pas, et ce que leur absence interdit de conclure — dont la part des salariés rémunérés au SMIC
  • Le calendrier réel des revalorisations du SMIC depuis 1996, relevé mois par mois chez le producteur jusqu'à la dernière marche, et ce qu'il explique de la forme en dents de scie
  • Les 13 séries employées, chacune avec son producteur, son identifiant officiel, son périmètre, la période que le dossier en lit, son statut de révision et ce qu'elle ne mesure pas
  • Les trois confrontations à des publications de l'INSEE : l'indice officiel du SMIC en euros constants, l'affirmation publiée sur les multiplicateurs, et le contrôle du déflateur sur 29 millésimes indépendants
  • Les repères de lecture : indice, euros constants, taux de chômage BIT, taux d'emploi, définis sur la page
  • La référence à recopier, la version, la date d'arrêté des données et la méthode — pour citer ce dossier dans une note

Réservé à l'analyse payante

  • La réponse complète en trois temps, avec ses chiffres — le gain de longue période et son rythme, les décrochages et leurs rattrapages, la comparaison au salaire de base des ouvriers —, le mécanisme qui l'explique, puis les questions ouvertes et les critères d'invalidation en entier
  • Les repères chiffrés de la démonstration, chacun avec sa lecture et ce qu'il ne signifie pas : décrochages, prix des ménages modestes, échelle des salaires, mesure de longue période et sa robustesse, marché du travail, indexation sur les prix
  • Les 10 affirmations gelées du dossier, chacune avec sa nature — fait, résultat calculé ou association —, sa valeur, sa période, son périmètre, sa source, sa formule, son statut de révision, sa confiance et ses limites
  • 8 graphiques premium, chacun avec ce qu'il faut y voir, ce qu'il ne signifie pas, ses limites et la lecture de l'année sélectionnée
  • Les 29 variations annuelles décomposées entre progression nominale du SMIC et inflation, dont les 6 années où le pouvoir d'achat a réellement reculé
  • Les 7 périodes de progression ou de recul continu, la règle qui les découpe, et pour chacune la variation du chômage sur le même intervalle — c'est là que se joue la seconde moitié de la question
  • Chaque décrochage du pouvoir d'achat depuis 1996 : le mois du dernier sommet, celui du point le plus bas, la perte atteinte, la date à laquelle le sommet a été retrouvé et le nombre de mois passés en dessous
  • Les 9 coefficients d'association entre progression réelle du SMIC et 3 indicateurs de marché du travail, à trois décalages, chacun avec sa probabilité corrigée des 9 tests conduits et l'intervalle obtenu en retirant un millésime à la fois — c'est ce qui dit si un coefficient tient à l'ensemble ou à deux années
  • Le test des 11 années de départ sur le gain réel, avec pour chacune le cumul et le rythme annuel — la réponse à « vous avez choisi une base qui vous arrange »
  • La même robustesse appliquée au marché du travail : 21 années de départ, et pour chacune l'écart de chômage et les deux écarts de taux d'emploi jusqu'à 2025 — y compris les départs qui inversent le signe
  • Un dossier se lit une fois et sert longtemps : le facturer à l'unité coûte moins qu'un abonnement à qui n'en lit qu'un.
  • Aucun engagement, aucune reconduction, aucune collecte de moyen de paiement tant que le paiement n'est pas ouvert.
  • Aucune formule d'abonnement n'est proposée : les analyses se paieront à l'unité.
  • Les alertes automatiques ne sont pas encore disponibles.
  • La personnalisation des scénarios n'est pas proposée.

Citer ce dossier

France ÉcoScan v9.0.14, « Le pouvoir d'achat du SMIC depuis 1996 », édition 2026.2, 2026-09-15.

Millésime 2025 · relevés mensuels jusqu'en août 2026.

France ÉcoScan n'est ni un institut de statistique ni un organisme d'homologation. Ce dossier calcule à partir de séries publiées par l'INSEE et confronte ses résultats à des publications de l'INSEE ; il n'est validé par aucun tiers.